La crise du disque amène chacun face à ses responsabilités. On est devant la réalité des choses. Je n’ai jamais été d’accord dans la période glorieuse des disques où on prenait le Concorde pour aller mixer à New York. Ça m’a toujours paru aberrant. On vivait comme des artistes anglo-saxons. Il y avait des dépenses somptuaires incroyables ! J’ai vu des gens de maisons de disques partir en séminaire à Shanghai. Ils craquaient en une semaine la production de cinquante albums ! À chaque fois, je hurlais parce que, pour faire un concert, j’avais besoin de quatre sous et on me répondait : il n’y a pas d’argent ! Si la crise du disque pouvait faire disparaître tous les faux-monnayeurs du métier, cela nous ferait des vacances. Jean Louis Murat
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