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Jeudi 29 Juin 2006

Le niveau de la chanson française d'aujourd'hui illustre bien l'echec de l'Education Nationale. Les textes ne disent rien, on remplit les cases avec des mots, comme s'ils étaient innocents... Quand j'écoute la radio, je deviens dingue. On a l'impression de vivre pendant l'entre-deux-guerres, lorsque les vedettes de la chanson n'étaient autres que les pétomanes... - JL Murat

Jeudi 29 Juin 2006
Jospin. C'est l'ancien commandant du Titanic qui vient donner des conseils. Edifiant !
Jeudi 29 Juin 2006

Que ça pue l'hypocrisie de laisser croire qu'on a "bon coeur" 24h sur 24. Cela me répugne... même si je crois avoir bon coeur. C'est s'auto-s'illusionner sur son bon coeur, sur ses bons sentiments, sur son âme charitable. On porte chacun une part de la saloperie de la nature humaine, autant le voir en face et l'exprimer.

Samedi 24 Juin 2006
J’aurais voulu te raconter que tout serait rose dans ce petit monde
Que si demain tu serais mon fils
J’aurais fait de toi le plus grand homme,
En ayant conscience de ce que je pense
En ayant foi de ce que je t’avance
Ca devrait te suffire pour te convaincre
Tu sais que la vie ne t’attends pas…

Tu vas croiser un tas de vieux cons
Mais tous vont te dire que tu es parfait,
Que si il pleut tu seras couvert par les ennemis dont tu flippais
Deux secondes après tu te pose à table
Ils vont te bouffer comme un canard,
Assaisonné à coup de respect
A coup de rempart de leur histoire…

R : J’aurais voulu te raconter que tout serait rose dans ce petit monde
Que si demain tu serais mon fils
J’aurais fait de toi le plus grand homme

Tu sais j’essaye de faire mon possible
pour que tes rêves restent accessibles,
Je vendrai mon âme à qui la veut pour que demain tu vives si vieux
Je ferai ce que je peux pour faire barrage
Pour que ta vie ne soit plus une cible,
Je prendrai leurs flèches à bras le corps
Je prierai le ciel de faire un effort…

Refrain

J’aurai voulu te préserver de la bêtise de toutes ces races
Te dire que cette vie est faite pour toi
et que tous tes rêves y trouveront place,
J’aurais voulu te laisser un monde aussi serein que ce soleil
Une liberté aussi parfaite que celle que j’ai sur ce papier…

Prends garde…
Ridan
Mardi 20 Juin 2006

A Bruno C.

 

 

Cher Collègue,

 

Je vous remercie vivement pour votre long message et pour l’intérêt que vous voulez bien trouver à mes chroniques dans Lien Social. Certes, le caractère amical de vos éloges me fait plaisir mais je suis encore plus attentif à vos critiques. Par conséquent, je m’empresse d’y réagir :

 

Sur la forme

Depuis plus de dix ans cette chronique hebdomadaire est limitée à 2000 signes ( lettres, ponctuation et espaces). C’est un cadre très contraignant qui oblige à ne dire que l’essentiel. La chronique que vous citez consiste, au plan rhétorique, en une longue et très rapide énumération qui « chute » sur une phrase de conclusion très courte. J’ai commis l’erreur d’y laisser entrer deux allusions à des procédés que vous réprouvez à juste titre, que je n’avais pas la place de développer, de nuancer et d’inscrire dans un contexte. Des lecteurs ont pu s’en trouver déçus et choqués, c’est votre cas et vous avez raison. La question est trop chargée d’affects et de représentations (Dolto…) pour figurer dans un texte aussi bref et dans un cadre aussi serré. L’un de mes enfants, qui est éduc, m’en avait d’ailleurs fait la remarque. Le chroniqueur ici a été piégé par le procédé rhétorique…

 

Sur le fond

Ni les claques, ni les coups de pied au fesses ne figurent au projet de notre famille thérapeutique !!!

Mais le problème de ma chronique est qu’ils y figurent comme une sorte de lapsus significatif. Je ne saurais, en clinicien expérimenté, me dérober à cette interprétation.

 

En effet, dans le courant tumultueux de 40 années vécues avec des enfants, dont 27 en famille d’accueil, il m’est arrivé de coller quelques baffes et autre coups de pied aux fesses. Personne comme les enfants carencés relationnels précoces n’est doué pour, dans le cadre de « transferts chauds », tenter de nous faire fonctionner avec la violence de leurs parents. Ce qui pose tout le problème du contre-transfert dont je parle dans mon livres «  Les Parents Symboliques ».

 

Lorsque, exceptionnellement, je suis intervenu de la sorte, j’ai, le plus souvent, demandé pardon à l’enfant. Il reste que, une claque a parfois stoppé une crise folle par son effet de sidération. Ce n’est qu’une explication, pas une justification.

 

Sachez, Cher Collègue, que l’auteur des chronique n’est, comme a écrit Sartre dans « Les Mots » rien qu’un homme, fait de tous les hommes, et qui les vaut tous, et que vaut n’importe qui…

 

Bien sûr que sur le plan de l’éthique de la relation éducative je suis complètement d’accord avec vous !

Merci encore d’avoir écrit.

 

Cordialement.

 

 

P.S : Dans sa biographie de J.S Bach, qui fait référence, Alberto Basso raconte que , chargé d’enseigner le latin et la musique à des vauriens censés devenir chanteurs capables d’exécuter les cantates, Bach piquait des colères folles et lançait sa perruque à la figure des récalcitrants.

 

Moi, je n’ai même pas l’excuse du génie !

 

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