Les nuits passent sur moi comme un grand laminoir
Et je connais l'usure des matins sans espoir
Le corps qui se fatigue, les amis qui s'écartent,
Et la vie qui reprend une à une ses cartes.
Je tomberai un jour, et de ma propre main :
Lassitude au combat, diront les médecins.
Michel Houellebecq in Poésies
publié par Stephan dans: askthedust

