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Dimanche 23 Mars 2008

Ce qui est instable est plus excitant. Passer mes journées à lire un livre sous un arbre, ça me va mais si je ne faisais que ça, je deviendrais vieux, amer, gros et gris ! C’est plus amusant de se lever et de se confronter à la vie. Faire ses valises, prendre le train, se perdre… Stephan Eicher

Dimanche 23 Mars 2008

Je trouve que les sirènes du show-business amènent les artistes à avoir des comportements d’hypocrites. Chacun chante pour sa boutique. Je suis bien content d’être un Auvergnat, d’habiter à la campagne. Au moins, le paysan, l’imposture, en une fraction de seconde, il la note. Si tu es faux, il le voit tout de suite. Tricard ! Le mec, il ne te parle même pas. Peut-être que j’ai gardé ça comme valeur. Je ne vois dans mon job que fausseté, uniquement imposture. Je ne suis pas d’accord ! L’époque n’est pas buvable pour moi. J’essaie d’avoir un certain comportement. Cela me maintient dans la marge, et bien ça ne fait rien. J’essaie d’être en accord avec l’idée que je me fais de moi-même et de ce que je dois faire. JL Murat

Dimanche 23 Mars 2008

J’ai toujours été pour un système où l’artiste doit faire ses preuves. Il faut être dans les conditions : tu as un micro, tu es devant dix personnes et tu te lances. On s’est trop laissé embarquer dans le business français. C’est peut-être parce que tous mes potes ont été musiciens. J’en ai connu qui se sont suicidés, des gens extrêmement talentueux. Quand on voit tous ces fils ou filles de famille qui arrivent à faire des disques uniquement par piston et passent à la télé par piston, en tant que mec de province, je préfère qu’on fasse ses preuves. JL Murat

Dimanche 23 Mars 2008

La crise du disque amène chacun face à ses responsabilités. On est devant la réalité des choses. Je n’ai jamais été d’accord dans la période glorieuse des disques où on prenait le Concorde pour aller mixer à New York. Ça m’a toujours paru aberrant. On vivait comme des artistes anglo-saxons. Il y avait des dépenses somptuaires incroyables ! J’ai vu des gens de maisons de disques partir en séminaire à Shanghai. Ils craquaient en une semaine la production de cinquante albums ! À chaque fois, je hurlais parce que, pour faire un concert, j’avais besoin de quatre sous et on me répondait : il n’y a pas d’argent ! Si la crise du disque pouvait faire disparaître tous les faux-monnayeurs du métier, cela nous ferait des vacances. Jean Louis Murat

Dimanche 23 Mars 2008

Pour moi, la responsabilité d’un artiste n’est pas de pleurnicher. Il faut vivre la crise, revoir tes méthodes et repartir. Je pense que le milieu de la musique est totalement obstrué par des gens, des tocards qui n’ont rien à foutre là-dedans.Il n’y a jamais eu de rock en France depuis quarante ans ! Philippe Manœuvre et Johnny Hallyday bouchent les sorties.- Jean-Louis Murat

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