Pendant la jeunesse, les plus arides indifférences, les plus cyniques mufleries, on arrive à leur trouver des excuses de lubies passionnelles et puis je ne sais quels signes d'un inexpert romantisme. Mais plus tard, quand la vie vous a bien montré tout ce qu'elle peut exiger de cautèle, de cruauté, de malice pour être seulement entretenue tant bien que mal à 37°, on se rend compte, on est fixé, bien placé, pour comprendre toutes les saloperies que contient un passé. Il suffit en tout et pour tout de se contempler scrupuleusement soi-même et ce qu'on est devenu en fait d'immondice. Plus de mystère, plus de niaiserie, on a bouffé toute sa poésie puisqu'on a vécu jusque-là. Des haricots, la vie. - Louis Ferdinand Céline
Sous le couperet, ma mère m'aurait grondé pour avoir oublié mon foulard. Elle n'en ratait jamais une ma mère pour essayer de me faire croire que le monde était bénin et qu'elle avait bien fait de me concevoir. C'est le grand subterfuge de l'incurie maternelle, cette Providence supposée. - Louis Ferdinand Céline
Ce se sont surtout mes enfants qui comptent. Leur influence a été plus déterminantes que toutes les autres. Ce sont eux qui ont modelé ma vie et mon écriture. Et comme vous le voyez, ils continuent à m'influencer, même si mes jours sont plus lumineux qu'autrefois, même si les silences sont propices - Raymond Carver
J'ai vu pas mal de choses dans ma vie. Une fois, je me rendais chez ma mère pour y passer quelques nuits. Juste comme j'arrivais sur le palier, j'ai jeté un coup d'oeil et je l'ai aperçue, assise sur le divan, en train d'embrasser un homme. Voilà une de ces choses que j'ai vues - Raymond Carver (Parlez-moi d'amour)
Les choses changent... Je ne sais pas comment ni pourquoi mais elles changent sans que l'on s'en rende compte ni qu'on le désire - Raymond Carver

