Désormais, tout est mis en scène pour marquer la mue présidentielle (comme sur le plateau des Glières, mardi) et dans cette opération, Carla est une arme de haute précision. Nicolas Sarkozy l'utilise pour sa séquence désastreuse de président bling-bling.
La stratégie Carla ? C’est la mise en habits d’une présidence chic et sobre. Effacées les images d’un voyage tapageur des amoureux en Egypte alors que les Français s’alarment de leurs fins de mois. Voilà désormais la ravissante épouse du président qui reçoit chaque Français à l’Elysée via Paris Match. L’ex-anticonformiste qui chantait son goût des embardées y défile dans son rôle de première dame en pantalon et petit pull noirs sur sage chemise blanche. Carla fait le plan de table, Carla vérifie que tout est en ordre auprès du maître argentier, Carla fait la bise à Shimon Pérès… Et bientôt, Carla chez la reine d’Angleterre.
Ça, c’était le premier étage de la fusée. Le second, qui décolle ces jours-ci, est destiné à redresser l’image même de Sarkozy l’agité. Et qui peut changer un homme ? Sa femme. Ainsi vont fleurir d’opportunes confidences sur le fait qu’elle l’apaise, qu’il est tellement rasséréné qu’il ne dira plus jamais «casse-toi, pauv’ con !». La livraison des hebdomadaires, cette semaine, donne une idée de l’opération de communication orchestrée par l’Elysée. VSD ouvre le bal avec en une : «Elle va changer le Président.» Carla Sarkozy y apparaît dans son nouvel uniforme, chemisier blanc boutonné, pantalon noir.
Je me méfie de ceux qui se prétendent dans l’action, à tout prix, tout le temps. Sarkozy passe son temps à s’agiter, il doit avoir des clones. Cela cache forcément une non-idée principale, qui doit être exposée mais n’arrivera peut-être jamais. En tous les cas, son comportement n’est pas normal. On a besoin d’un président avec une attitude plus digne. C’est quand même paradoxal, ces gens qui se plaignent qu’on ne respecte plus certaines valeurs et envoient chier un badaud. C’est juste l’attitude d’un petit voyou sans envergure, qui manque de classe et de dignité. Là, on bafoue les repères, et des jeunes regardent. Quelque chose ne va pas. - Alain Bashung
Quel sang froid ! Le roi des Racailles a encore frappé :
Dans la nature, l'oubli de soi est plus facile, on va le matin aux champignons, on s'assied pour casser la croûte, on a ramassé un kilo de cèpes, voilà. On refait une clôture, on est dans le présent. Or, être dans le présent est la condition de la paix intérieure. Moi, j'aime aussi les activités qui ne laissent pas de place à la réflexion. Jouer des instruments, faire des prises de son. S'aménager une vie de travail. Car, à part aimer, travailler est la chose la plus belle à faire dans la vie. JL Murat




