Pour moi, la responsabilité d’un artiste n’est pas de pleurnicher. Il faut vivre la crise, revoir tes méthodes et repartir. Je pense que le milieu de la musique est totalement obstrué par des gens, des tocards qui n’ont rien à foutre là-dedans.Il n’y a jamais eu de rock en France depuis quarante ans ! Philippe Manœuvre et Johnny Hallyday bouchent les sorties.- Jean-Louis Murat
J’ai un peu l’arrogance des autodidactes. Aujourd’hui, l’époque est tellement invivable qu’avec ce que je fais, couplé à mon caractère, je ne sais plus vraiment où me mettre. Je n’ai aucun pote, personne ne m’aime, je n’aime personne. - Jean-Louis Murat
Désormais, tout est mis en scène pour marquer la mue présidentielle (comme sur le plateau des Glières, mardi) et dans cette opération, Carla est une arme de haute précision. Nicolas Sarkozy l'utilise pour sa séquence désastreuse de président bling-bling.
La stratégie Carla ? C’est la mise en habits d’une présidence chic et sobre. Effacées les images d’un voyage tapageur des amoureux en Egypte alors que les Français s’alarment de leurs fins de mois. Voilà désormais la ravissante épouse du président qui reçoit chaque Français à l’Elysée via Paris Match. L’ex-anticonformiste qui chantait son goût des embardées y défile dans son rôle de première dame en pantalon et petit pull noirs sur sage chemise blanche. Carla fait le plan de table, Carla vérifie que tout est en ordre auprès du maître argentier, Carla fait la bise à Shimon Pérès… Et bientôt, Carla chez la reine d’Angleterre.
Ça, c’était le premier étage de la fusée. Le second, qui décolle ces jours-ci, est destiné à redresser l’image même de Sarkozy l’agité. Et qui peut changer un homme ? Sa femme. Ainsi vont fleurir d’opportunes confidences sur le fait qu’elle l’apaise, qu’il est tellement rasséréné qu’il ne dira plus jamais «casse-toi, pauv’ con !». La livraison des hebdomadaires, cette semaine, donne une idée de l’opération de communication orchestrée par l’Elysée. VSD ouvre le bal avec en une : «Elle va changer le Président.» Carla Sarkozy y apparaît dans son nouvel uniforme, chemisier blanc boutonné, pantalon noir.
Je me méfie de ceux qui se prétendent dans l’action, à tout prix, tout le temps. Sarkozy passe son temps à s’agiter, il doit avoir des clones. Cela cache forcément une non-idée principale, qui doit être exposée mais n’arrivera peut-être jamais. En tous les cas, son comportement n’est pas normal. On a besoin d’un président avec une attitude plus digne. C’est quand même paradoxal, ces gens qui se plaignent qu’on ne respecte plus certaines valeurs et envoient chier un badaud. C’est juste l’attitude d’un petit voyou sans envergure, qui manque de classe et de dignité. Là, on bafoue les repères, et des jeunes regardent. Quelque chose ne va pas. - Alain Bashung



