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Jeudi 16 Mars 2006
Se tromper est humain, persister dans son erreur est diabolique. - Saint-Augustin
Jeudi 16 Mars 2006
Les enfants sont les symptômes des parents. Françoise Dolto
Jeudi 16 Mars 2006
La globalisation est en train de créer des individus sans moralité.
Jeudi 16 Mars 2006
La parole est plus importante que les baisers, les cris et les tapes dans l’éducation d’un enfant. Françoise Dolto
Jeudi 16 Mars 2006
« Les parents sont parfois portés à utiliser une certaine violence vis-à-vis de leur jeune enfant. Ils doivent s’en abstenir à tout prix, car c’est une honte que de battre un enfant. A ce propos, mon mari, qui était russe, m’a dit qu’en Russie, avant la guerre, la violence envers les enfants était quelque chose qui n’existait pas. Jamais il n’a vu une femme ou un homme battre son enfant, même lorsqu’ils étaient sous l’influence de l’alcool. Cela s’enracinait dans leur foi, parce qu’eux pour eux, un enfant était le lieu où habitait le Saint-Esprit. Et celà lui a fait beaucoup de peine lorsqu’il a appris que dans son pays les parents avaient commencé à user de violence envers leurs enfants. Il disait : « Ces parents n’ont pas le sentiment de la dignité humaine et ils ne l’enseignent plus à leurs enfants ». Il y avait quelque chose de très juste dans cette réflexion.
Au fond, ce qu’il faut bien voir, c’est que la violence physique faite à un enfant n’a rien à voir avec l’éducation. C’est animal de battre un enfant. Les animaux usent de violence envers leurs petits parce qu’ils n’ont pas la parole. Mais comment une personne humaine déciderait-elle de battre un enfant à moins d’être refoulée dans sa libido ? Maintenant, qu’un père ou une mère donne la fessée à son enfant parce qu’elle est à bout de nerfs, cela peut se comprendre. Mais ce n’est pas de l’éducation. Il faut que les parents le sachent. Et si cela arrive que le père ou la mère use de violence, on ne doit pas hésiter à dire : « Je m’excuse. Tu m’as fait sortir de mes gonds ». Sur ce point de la fessée donnée par des mères excédées, j’en ai aidé plus d’une en leur disant de se garder des coussins à portée de la main et de taper dessus en disant à leur enfant : « Voilà ce que tu me donnes envie de faire sur toi, quand tu agis de telle façon ». Et dans tous les cas, cela a amélioré la relation entre la mère et l’enfant. Car l’enfant voit ce qui se passe exactement.
Quand il est battu, au contraire, l’enfant ne comprend pas, parce que l’enfant, malheureusement, jouit d’être battu par sa mère. C’est cela le drame. Quand il reçoit une paire de claques, il est humilié et poussé vers le masochisme. Mais quand il reçoit la fessée, il a des sensations génitales, une jouissance orgatisque. L’enfant n’a pas la même sexualité que l’adulte et pour lui toute sensation forte est jouissance. En sorte que l’enfant qui est battu va faire tout ce qu’il faut pour être battu de nouveau, et cela devient un cercle vicieux. La mère doit donc résister à son enfant qui exerce un certain pouvoir sur elle en la faisant sortir de ses gonds. Elle peut lui dire : « Tu voudrais que je te donne la fessée, mais tu ne l’auras pas. Tu n’es pas une bête, tu es mon fils ». Françoise Dolto
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